Le Tchad face à ses deux ennemis : le coronavirus et Boko Haram

Article : Le Tchad face à ses deux ennemis : le coronavirus et Boko Haram
4 avril 2020

Le Tchad face à ses deux ennemis : le coronavirus et Boko Haram

Le président tchadien Idriss Deby Itno à Boma une île du Lac Tchad pour combattre Boko Haram

Le Tchad se heurte à combattre férocement deux ennemis géants qui vampirisent les humains dans leur quiétude. D’une part le coronavirus où l’on dénombre sept (7) cas enregistrés à Ndjamena selon le ministère de la santé publique tchadienne, dont 2 guéris. Le premier cas à été enregistré le 19 Mars 2020. Il s’agit d’un marocain en provenance de Douala. Jusqu’à là, le virus n’a pas pris une ampleur exponentielle comme dans d’autres pays en Europe. Les tchadiens ont respecté les mesures sanitaires prises par le gouvernement tchadien en collaboration avec les services sanitaires, tout en respectant les mesures de l’OMS.

Dans son discours le président de la République a mis en garde les commençants qui profitent à grimper les prix des denrées alimentaires dans cette situation de crise sanitaire. C’est une belle stratégie de ne pas laisser la population subir les conséquences économiques et sociales de cette pandémie. Mais l’État tchadien doit aussi prendre des mesures sociales visant à aider les vulnérables à améliorer leurs situations de la sécurité alimentaire.

L’état tchadien doit venir en aide à la population et tchadienne

Cette pandemie ravageuse nous laisse entrevoir des mesures qui consiste à réduire son expansion. Entre autres :

  • L’interdiction d’ouvrir des boutiques non alimentaires dans les marchés;
  • L’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes;
  • La fermeture des écoles et université; à cela s’ajoute le couvre feu dans les deux logones, Mayo Kebi et Ndjamena.

Ces mesures citées ci-dessus vont droit à l’intérêt de la population. Mais un obstacle aux journaliers travailleurs. De ce fait, l’État tchadien doit penser aux vulnérables qui ne se nourrissent que de la sueur de leur front en se donnant aux travaux journaliers. Sur ce, l’État tchadien doit :

  • Rendre gratuits l’eau et l’électricité pour au moins un mois.
  • Faire un don alimentaire composé d’un panier standard aux ménages vulnérables dans cette crise. Ce n’est pas comme la distribution des vivres qui a été faite à la maison des femmes d’où l’on voit des dames bien habillé qui ramassent les vivres au détriment des ménages très vulnérables
  • Rendre la connexion internet moins chères pour suivre en direct toute les informations et les cours
  • Disponibiliser des kits d’hygiènes dans tous les bureaux, quartiers et aux entrées des marchés.
  • Superviser les prix des denrées alimentaires dans le marché
  • Équiper les hôpitaux et les centres de santé, surtout des provinces frontalières avec des outils indispensables de protection et des soins d’urgences.
  • Suivre l’évolution alimentaire des ménages
  • Mettre en ligne des sites qui permettent aux étudiants et élèves de suivre les cours

Boko Haram

Le président tchadien Idriss Deby Itno en tenue militaire au grade 5 étoiles sur le champs de bataille contre Boko Haram au Lac Tchad

Suite à l’attaque d’une base militaire tchadienne qui a fait 92 morts, ces assoiffés du sang humain ont touché au bouton rouge du Président Deby. Le chef de l’État décidé de diriger lui-même le combat contre Boko Haram. En tenu militaire, sur le lieu de l’attaque, le président Deby baptise cette opération « la colère de boma ». Le président tchadien laisse son palais, on voit s’installer sous un hangar dans le lac Tchad, place une carte géographique, touche minutieusement son smartphone en se lorgnant sur ladite carte.

Du jamais vu ? Peut-être oui. Tout de même un Président en exercice se met devant la scène militaire, dirigeant lui-même une telle opération contre les terroriste en donnant lui-même le bilan de la première attaque. C’est là, cette ile maudite, que nous avons perdu 92 de nos soldats, sous-officiers et officiers avait donné le bilan de l’attaque par le Président Deby.

Le président doit rester au palais présidentiel pour diriger l’opération à distance et non se présenter lui-même sur le lieu de l’attaque en prenant en main la direction d’opération militaire contre Boko Haram, dixitait certains internautes. D’autres applaudissent le président Deby qui donne un exemple pratique sur le terrain en confirmant une fois de plus son général 5 étoiles. Sa présence sur le terrain à fortifié les militaires à bouter Boko Haram hors du pays. Sur ce, vous êtes pour ou contre la présence du président tchadien Idriss Deby sur le champs de bataille contre la nébuleuse secte terroriste Boko Haram ?

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