Les tchadiens brisent les barrières qui obstruent l’Unité Nationale à travers les concepts «nolimite et viens visiter mon village»

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Au Tchad, depuis plusieurs années les dérives politiques ont entraîné des conséquences désastreuses sur l’harmonie dans les différentes sociétés tchadiennes : des conséquences sur le vivre ensemble avec nos différences ethniques, religieuses et traditionnelles. C’est ce qui avait mis l’unité Nationale en péril. Conscients des enjeux et les conséquences qu’entrainent les fruits amers de la politique tchadienne, les enfants de Toumaï ont décidé unanimement de se mettre ensemble avec toute leurs différences afin de bâtir un avenir radieux pour non seulement aux cadets et aux petits fils de Toumaï mais aussi et surtout pour le pays. Deux tchadiens ont décidé d’initier deux concepts du vivre ensemble sur les réseaux sociaux. Il s’agit du nolimite et viens visiter mon village précédés d’un hashtag.

Initiation des concepts notlimite et viens visiter mon village

Le concept «nolimite» est l’initiative de la jeune écrivaine Zenab Orti.

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Il consiste in prémis à partager des photos sur les réseaux sociaux avec des compagnons d’autres villes, religions, traditions… D’autre part, c’est un reflet qui brise toute les barrières qui obstruent et freinent la cohabitation pacifique.

Le concept «Viens visiter mon village» est une initiative de l’activiste Djoret Biaka Tedang.

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Djoret, l'initiateur de viens visiter mon village

Ces  concepts sont révélateurs d’image d’un pays où l’on vit avec nos petites différences. Sur ce, l’initiateur de ce concept  a invité six personnes issues des différentes provinces en ces termes sur son compte facebook : «J’aimerais que nous puissions, nous, intellectuels, démontrer, surtout à nos jeunes frères, que nous pouvons surmonter nos craintes, nos peurs de l’autre, et entrainer avec nous la masse… Que ni les barrières géographiques, linguistiques religieuses ou l’histoire ne sont suffisamment fortes pour briser la volonté d’un peuple qui a décidé de vivre ensemble. Alors, j’aimerais que vous puissiez dire ensemble, avec le président Kagamé que « nous avons décidé de rester ensemble », afin que le volcan annoncé par certain n’ait lieu ».

Les invités

Il s’agit de l’artiste comédien Elhadji Tawa, de l’économiste Kebir Mahamat Abdoulaye, Mahyadine Babouri  Abdoulaye Dor, du comédien Ebidami et du politologue Moussa Djidinga. Pour la nouvelle génération tchadienne, la cohabitation pacifique et le vivre ensemble ne seront cette fois-ci plus des rêves fugaces, mais des rêves à concrétiser, réaliser. Vue cette importance et l’envergure de cette initiative, une dizaine des frères et sœurs tchadiens ont rejoint les invités à passer des séjours au village natal de l’activiste Djoret, dont Edm Ray’s Kim. Ces invités sont pour l’instant surnommés les ambassadeurs de notlimite.

Le séjour des invités à Léré

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Le sociologue Gondeu Ladiba et son équipe ont accueilli chaleureusement les hôtes, ambassadeurs de notlimite.

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Des visites touristiques et du musée de Léré, des différents plats traditionnels, des danses traditionnel, rencontre avec le chef de canton… Sont au coeur de l’ambiance. La cohabitation pacifique au Tchad est sans doute possible, malgré les tentatives des divisions orchestrées par des hommes politiques assoiffés des gains sordides que l’intérêt général de toute une nation.

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À Léré, les ambassadeurs de notlimite ont apporté leurs contributions en faisant un don des livres à la bibliothèque.

Sensations et émotions joviales, voilà ce que je ressens. Aujourd’hui, Djoret et son équipe nous ont fait découvrir Léré, ses particularités et sa richesse. Demain nous découvriront Faya, Sarh, Bebidja, Moussoro, Mao, Ati, Amdjarass, Fianga, Amtiman, Bol… Bref, toute les provinces de notre pays. C’est juste une question de volonté sociale. Ainsi, plus nous découvriront d’autres villages, plus, nous les ambassadeurs seront nombreux. Avec cette allure nous allons conquérir tout le pays : de ville en ville, du village au village, du quartier au quartier, nous allons bouter hors de notre contré les divisions internes et instaurer derechef la cohabitation pacifique, le vivre ensemble. C’est ensemble que nous pouvons bâtir notre pays sur des nouvelles bases avec une nouvelle génération. Nous sommes un et indivisible.

À mon avis, oui, au Tchad le vivre ensemble est possible.

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