La malnutrition, un phénomène dévastateur de la couche social tchadienne.

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La malnutrition est une maladie causée par l’absence d’une alimentation de qualité nutritionnelle d’une part et de l’insécurité alimentaire d’autre part.
Elle est un état physiologique anormal du à un régime alimentaire mal équilibré (déficience ou excès) en quantité et/ou en qualité.
Cette maladie attaque généralement les enfants de moins de 5 ans. Elle s’enracine de plus en dans la bande sahélienne, surtout au Tchad.

Selon la dernière enquête SMART de 2016, au Tchad 11,7% des enfants souffrent de malnutrition aiguë globale dont 1,4% des enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère à N’djaména dans la capitale tchadienne.

Confronté aux problèmes socioéconomiques, jalonnés par des mesures drastiques sur les salaires des fonctionnaires due à la crise économique et financière; le Tchad entre dans la ligne des pays les plus pauvres de la planète. Ainsi, la courbe des taux de la malnutrition a impétueusement grimpé. Seule à N’djaména, les taux de la malnutrition infantile frôlent les 5%. Ce qui est largement supérieur au seuil d’urgence fixé à 2%. L’UNT (Unité Nutritionnelle Thérapeutique) de N’djaména est remplit des enfants souffrant de la malnutrition et d’autres problèmes pathologiques. Selon Solène Barbe, directrice du support opérationnel au siège de l’ONG ALIMA à Dakar alerte la communauté internationale en rapportant ceci : «Dans la ville de Ndjamena nous avons concrètement, ce matin, 190 dans les lits pour une capacité de 150 lits. » elle ajoute, « Nous aimerions qu’il y ait plus de capacité d’accès aux soins en général pour les enfants dans la ville de Ndjamena. Pour la malnutrition aigüe bien sûr, mais pour les autres pathologies aussi.» Le taux d’occupation des lits est inquiétant. C’est ce qui explique une augmentation grave du taux de malnutrition au Tchad.
C’est sur cette même alarme que l’ONU a alerté et averti qu’un demi-million d’enfants sévèrement malnutris autour du Lac-Tchad avaient besoin d’une aide vitale. Ce qui sous-entend concrètement que  500.000 enfants vont mourir s’il n’ont pas reçu une aide alimentaire d’urgence et de soins médicaux appropriés autour du Lac-Tchad.

Selon quelques recherches inachevées sur la malnutrition que j’ai mené, cette recrudescence catastrophique de la malnutrition est due d’abord à la pauvreté, les guerres, l’ignorance alimentaire.

La pauvreté

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La pauvreté est la plus grande, autrement la principale cause de la malnutrition. Malgré l’exploitation du pétrole, la plus grande partie des tchadiens n’arrivent pas à manger trois (3) fois par jour. Selon le documentaire réalisé sur l’or noir tchadien, la population vit avec 333 franc CFA. Ceux qui vivent dans les villages provinciaux sont ceux qui sont les plus exposés à la pauvreté. Ils manquent des aliments nutritifs en quantité suffisante et de qualité. L’autosuffisance alimentaire (qualité, quantité, accès et disponibilité) dans certains ménages des villages provinciaux est nul. Subséquemment, le Tchad est l’un des pays le plus pauvre de la planète terre qui abritent des personnes les plus vulnérables. Vous direz que c’est une vérité incroyable mais, elle est belle et bien vraie. Les indicateurs de la sécurité alimentaire enfonce derechef le pays dans un chaos alimentaire (3,8 millions des tchadiens vivent dans l’insécurité alimentaire). Les indicateurs des enquêtes humanitaires relèvent des ménages TP (Très Pauvres). Pour survivre, ces ménages créent des stratégies d’adaptations. Ces ménages ne vivent pas, mais vivotent. Lorsque les stratégies d’adaptation mises en placent par les ménages TP sont élevées, le score de consommation alimentaire est dans la courbe descendante. Autrement, il est extrêmement faible. L’unique narration commentatrice ou d’explication des données que je colle en un seul mot, c’est : INHUMAIN. Le Tchad, avec toute ses richesses naturelles (d’autres exploitée), Il est inadmissible de voir des enfants mourir de malnutrition, de les voir périr du kwashiorkor et du marasme. Le rappeur Soprano n’a pas tord de dire que le monde est stone. Inhumainement, Il y’a des fonds pour acheter des armes, mais pas d’argent pour sauver la vie des milliers des enfants entre la vie et la mort. Il y’a des milliards à détourner et entasser dans des comptes bancaires étrangers, mais pas d’argent pour éradiquer la malnutrition.

Les guerres

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Après les attaques du groupe islamiste boko haram, l’on enregistre plus de 384000 réfugiés au Tchad. À cela s’ajoute la guerre civile centrafricaine qui a doublé le nombre des réfugiés. Manque de nourriture en quantité en qualité, de logement, d’accès à l’eau potable et des soins primaires sont les risques dangereuses pour la santé humaine. De surcroît ils sont les portes ouvertes de la malnutrition. Les enfants, les femmes allaitantes et enceintes sont les plus exposés dans ce contexte d’insécurité sociale et alimentaire. Car ils sont les premières proies pathologiques.

L’ignorance d’importance alimentaire

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Le Lac-Tchad dont la malnutrition est au dessus du seuil d’urgence est l’une des régions agroalimentaires. Il regorge des produits agricoles nutritifs tels que l’algue bleue ( renferme pas moins de 50 à 70 % de protéines et est très riche en acides aminés, antioxydants, vitamines, fer…),  le moringa ( protéines+ fer)… Et des produits animales tels que la viande, le poisson… Tous ces aliments nutritifs riches en kilocalorie sont restés inexploiter (importance alimentaire inclut) par la plus grande partie de la population. Ces produits agricoles et animales nécessitent une modernisation au profit de la population. Parce que les polders du Lac-Tchad, lorsqu’ils sont exploités peu ou prou, l’insécurité alimentaire deviendra une histoire. La volonté politique agricole en manque cruellement dans ce pays.

Malgré la témérité, la défectuosité et la négligence de l’État tchadien dans la prise en charge de ces enfants malnutris entre la vie et la mort, le Tchad reçoit quelques aides humanitaires étrangères pour la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire.

Les aides humanitaires

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L’Union européenne est l’un des principaux pourvoyeurs d’aide humanitaire au Sahel. Elle a annoncé Le 10 juillet 2018 une aide humanitaire aux huit pays, dont le Tchad bénéficiera le plus gros morceaux : 40,2 millions d’euros. «Les nouveaux montants débloqués visent à porter secours à plus de 1,1 million de personnes qui ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, tout en finançant le traitement de plus de 650 000 enfants souffrant de malnutrition sévère», a déclaré le commissaire chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, M. Christos Stylianides.

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Le Japon quand à elle contribue de 2.5 millions de dollars pour lutter contre la malnutrition au Tchad. «Nous apprécions le soutien opportun du gouvernement et du peuple japonais qui permet au PAM de fournir une assistance nutritionnelle vitale aux femmes et aux enfants» affirme Mary-Ellen Mc Groarty, représentante et directrice pays du PAM au Tchad.

Quelques résultats de l’ONG ALIMA Alerte Santé

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En 2016, ALIMA et Alerte Santé des ONG médicales qui continuent de contenter à travailler en étroite collaboration, ont traité plus de 27 000 patients pédiatriques et 810 enfants contre le paludisme à Ngouri dans le Lac-Tchad. Pour une totale de 3279 soignés pour malnutrition aiguë sévère 30591 enfants ont bénéficié de soin de santé ambulatoires et 8064 mères formées pour détecter la malnutrition. Des chiffres énormes et encourageants. Ces deux ONG médicales continuent encore à sauver des vies humaines (enfants et femmes enceintes) en développant un volet 1000 jours, qui consiste à suivre les femmes enceintes de la perception du grossesse, à l’accouchement, jusqu’à ce que les nourrissons aient 2 ans.

Ce billet un appel, une alarme et un SOS lancés aux bonnes volontés et à la communauté internationale d’aider ces 500 000 enfants en danger de mort juste autour du Lac-Tchad. Et ces milliers des enfants entre la mort et la vie dans le Kanem, le Bar-el-Gazel et le nord d’Abeché qui sont énormément touchés par la malnutrition.

Perspectives

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Il faut nécessairement  trouver une solution au long terme pour tous ces enfants afin d’améliorer leurs situations catastrophiques. Ainsi, l’État tchadien doit s’impliquer dans cette prise en charge de la malnutrition aiguë sévère occasionnant des morts chaque année, en initiant des projets du développement.

À l’instant où je rédige ces quelques lignes, cette calamité est sur l’imminence de tuer 500 000 enfants juste autour du Lac-Tchad, sans en compter le 5% de la malnutrition aiguë sévère à N’djaména la capitale tchadienne et ces milliers des enfants dans le Kanem, Ouaddaï, bahr-el-gazel… Il faut nécessairement couper les racines de ce monstre qui tue ces enfants. Que L’État tchadien met du paquet et du sérieux, en collaboration avec les ONG, grâce aux multiples aides humanitaires. L’une des meilleurs solution est d’initier des projets du développement consistants à aider la population pour une indépendance économique. Cela inclut à financer des différents sous-projets des associations et groupements villageois.

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