SOS, un activiste croupit dans une prison tchadienne, un autre arrêté en Arabie Saoudite

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Au Tchad, les activistes sont en danger. Soit ils risquent de fuir le pays, pour trouver asile ailleurs, soit ils prennent le risque de finir en prison. Ce qui est le cas de Mayadine et de Obeyeski. L’un a fini dans une prison tchadienne, l’autre en exil en Arabie Saoudite, puis a été enlevé.

L’enlèvement de l’activiste et journaliste Mahadine

Son vrai nom est Tadjadine Mahamat Babouri. Tchadien, il est blogueur et journaliste. Il a été enlevé en pleine rue le 30 septembre 2016, par six hommes armés, appartenant à l’Agence nationale de sécurité (ANS), les services secrets tchadiens. Il a été a la maison d’arrêt de Ndjaména, puis transféré à la prison de Mossoro. Une prison des voleurs et des criminels.
Sa santé se détériore de plus en plus. Cela fait 10 mois déjà qu’il respire la prison juste pour avoir critiqué la mauvaise gestion du régie financière du régime actuel.

Dans une vidéo dont les prisonniers l’ont aidé à l’enregistrer, yeux rouge, couché, il déclare qu’il a été torturé et demande un SOS aux ONG et associations des droits de l’homme international. Il demande également du soutien de la diaspora tchadienne vivant en France.

Les différents soutiens apportés à l’activiste

FreeBabouri est la page facebook créée par les activistes tchadiens pour le soutenir jusqu’à sa libération.
Le Coordinateur du PACT ( projet Alternance crédible au Tchad) condamne cette arrestation dans une vidéo postée sur la page freebabouri.  L’organisation international Internet Sans Frontières condamne également dans une vidéo l’enlèvement et séquestration du journaliste et activiste tchadien.
Sur cette page, l’activiste Kally Mahamat et beaucoup d’autres activistes tchadiens et étrangers ont condamné l’arrestation illégale de Mahadine et demandent sa libération immédiate et sans condition.
Amnesty International et Reporters Sans Frontières demande aussi la libération de l’activiste Mahadine.

Malgré tous ces soutiens, le gouvernement tchadien fait fait sourd oreille et l’activiste Mahadine croupit toujours en prison.

La détention de l’activiste Obyeskemi en exil en Arabie Saoudite

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Il s’appelle Souleymane Mahamat Obyeskemi, activiste et défenseur des droits de l’homme en exil à Riad en Arabie Saoudite. Il a été  enlevé mercredi 26 juillet 2017 par les éléments de la sécurité saoudienne et transporté vers une destination inconnue.
Selon Mahmat Nour Ibedou, le Secrétaire général de la CTDDH (La Convention Tchadienne pour la Defense des Droits de l’homme) : « Il y a une semaine, l’ambassadeur l’a appelé pour lui demander de venir à l’ambassade pour s’excuser de toutes les dénonciations et violations des droits de l’homme commises par le régime de Ndjaména a déclaré sur les antennes RFI. « Il avait de nombreuses fois fait l’objet de menaces d’extradition vers le Tchad ou sa vie est en danger», renchérit sur son mur facebook.

Le Coordinateur du FONAC ( Front de l’Opposition national pour l’Alternance et le Changement), Mahamat Ahmat Alhabo déclare que «le Gouvernement Tchadien, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et les autorités Saoudiennes seront tenus responsables de ce qui adviendrait à Monsieur Souleymane Mahamat Obyeskemi.» Il exige ensuite la libération immédiate et inconditionnelle de l’activiste Obyeskemi.

À travers ce billet je lance un SOS à :

– Toute la communauté internationale
– Toute les associations de défense des droits de l’homme
– Amnesty international
– Human Rights Watch
– l’ONU, de venir en aide à ces jeunes activistes, qui vivent entre le marteau et l’enclume.

Ils n’ont même pas tué une mouche, ils ont simplement dénoncé les prévarications du régime actuel de leur pays en conformité avec la constitution de la République du Tchad et de la déclaration universelle des droits de l’homme.

À Emmanuel Macron, le Président français

Monsieur le Président, je viens avec respect vous dire dans ce billet que  vous avec tenus des propos devant le monde entier pour défendre les principes démocratique en Afrique, je cite : «Je défendrai le respect des principes démocratiques fondamentaux partout en Afrique».

Vous avez pris l’engagement d’agir en Afrique avec transparence avec ces propos: «J’agirai en Afrique en toute transparence, loin des réseaux de connivence».

Monsieur le Président, il est temps d’agir pour ces deux jeunes activistes, dont l’un croupit en prison et l’autre en détention.
Deux vies humaines sont en dangers.

Il est temps d’accomplir ou de trahir vos propos.

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