Top 10 faisant du Tchad, un pays de la mauvaise gouvernance

Photo crédit : wikimedia, pixabay/CCO

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La mauvaise gouvernance est un fléau à l’embrouillamini  politique, un attentat économique et un méli-mélo social d’un État. La mauvaise gouvernance détruit  à petit feu un pays, un État, une nation .  C’est le cas du Tchad, un pays enclavé qui se situe au cœur de l’Afrique. Ndjamena est la capitale du Tchad, ce pays à pour président Idriss Deby Itno, le redoutable allié de la France pour la lutte contre le terrorisme. Avec une superficie de 1.284.000 km2 ,le Tchad est un pays pétrolier qui regorge d’énorme potentialité culturelle , sociale et des ressources importantes : l’or, le pétrole, l’uranium, l’agriculture, l’élevage, les sites touristique… Malheureusement, ce pays meurt à petit feu dans le carcan de la mauvaise gouvernance. Cette dernière est engendrée par des multiples caractéristiques que j’ai résumé en :  top 10 de ce qui fait que le Tchad est un beau pays meurtrit par la mauvaise gouvernance :

1 . la corruption

Elle est autrement appelée pot de vin dans les expressions, et  » hagal goro » ( la part du cola  ou  » hagal crédit  » ( la part de crédit) en arabe local au Tchad.
La corruption est l’arme la plus fatale de la mauvaise gouvernance dans tous les pays du monde entier et  du Tchad en particulier. Elle est la grande fille du diablesse dévastatrice ( mauvaise gouvernance) de l’appareil étatique.Malheureusement, ce fléau est généralisé dans le corps de l’administration tchadienne, du bas jusqu’au sommet.
En 2016 Transparency International classe le Tchad dans le top top 10 des pays les plus corrompus au monde. C’est pourquoi le Tchad décoré entièrement par cette corruption, avance aux grand pas  parmi les pays les plus corrompus de la planète. C’est un secret de polichinelle. La corruption dans un pays pauvre comme le Tchad, sous l’ombre de la mauvaise gouvernance ne fait que détruire le pays.

  2. Le népotisme

Le népotisme sème du chaos à flot dans ce pays, qu’il en soit dans la justice tchadienne ,dans les ministères , bref dans le gouvernement tout entier.
Le constat est lamentablement amer lorsque certains citoyens restent et demeurent encore impunis meme s’ils commettent des fautes extrêmement grave pour le développement du pays à l’instar du detournement des biens publics, du viol… Dans chaque grande direction administrative, le ministre ou le directeur administratif embauchent  vaille que vaille leurs nièces, leurs cousins…au détriment des autres qui sont ès en la matière.

Le népotisme a atteint le summum au Tchad.
Le népotisme bat son plein pouvoir, même les concours professionnels sont « nepotisés » et les places sont répartis par « quotas népotique ».
Sur ce , la fonction publique tchadienne n’est qu’accessible que par les deux options, qui sont : le népotisme et la corruption. Les pauvres tchadiens comme moi et mes camarades qui usent leurs pantalons sur le bancs des universités , avont en face de nous deux bombes, un couple diabolique, une épidémie de gouvernance , qui retardent le fonctionnement de l’appareil administrative tchadienne. Alléluia !

3. Le sabotage de la méritocratie

Gouverner un peuple, c’est simple à écrire. Le gouvernement tchadien est façonné systématiquement par une équité ministérielle régionale.

Mon constat :

Chaque région à au moins un ministre, un directeur général ou un secrétaire général : c’est ce que j’ai appelé ci-dessus l’équité ministérielle régionale. Cette gouvernance se penchent sur l’intérêt personnel que général, pour ne pas éveiller les soupçons des détournements du denier . Simplement en politique, la camaraderie est soit positive ou négative. Silence on bouffe. Sinon comment comprendre cet amalgame  de rôle des études et des postes administratifs ? c’est ce que j’appelle une raillerie administrative.
Une raillerie où un juriste  se trouve à la tête de ministère du pétrole, un économiste à la tête de la technologie…
Ceux qui ont fini leurs études s’accrochent à vivoter en faisant du clando , des taxis… Tandis-que ceux qui n’ont jamis mis pied à l’école grâce au griotisme politique se trouvent dans des bureaux climatisés à gérer les affaires administratives. Ce n’est qu’au Tchad qu’on découvre ça.
Qu’elle piètre gouvernance !
À ce que je sache, pour un Tchad meilleur, il faut la compétence absolue à l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

4. Taux d’analphabétisme

L’analphabétisme est l’une des  source de toute forme de mauvaise gouvernance, surtout un pays comme le Tchad avec un taux d’analphabétisation très élevé :  86% pour les femmes et  69/% pour les hommes.
Elle est malheureusement affectée par une souffrance maladive du système éducatif tchadien. l’effectif pléthorique tape à l’œil. Car dans le nord du pays  selon le bulletin humanitaire d’OCHA de septembre 2016 , le ratio monte à 216 élèves dans une salle pour un instituteur. C’est ce qui occasionne présentement la baisse de niveau chez les enfants, et qui finissent par quitter l’école puis se lancent dans la vie active, d’autres partent pour l’Eldorado avant même de finir le premier cycle.  Cette mauvaise gouvernance suit sont cours dans ce sphère d’analphabétisme par le manque, sinon l’absence de suivi évaluation de l’éducation des enfants. Le pire est que l’ecole n’existe pas dans certains villages des provinces du Tchad, et celles qui  existent ont un seul instituteur à multigrade : 2 à 3 classes pour 2h ou 3h. Dans un État de droit avec une bonne gouvernance, chaque enfant a droit à la scolarité à ce je sache. Car l’éducation est le socle du développement d’un pays. Un peuple éduqué est un peuple instruit.
Malgré tout, par le biais du népotisme, d’autres réussissent à s’intégrer à la fonction publique. Hélas ! c’est là où la mauvaise gouvernance dénature tout un système administratif.

5. Chaqu’un pour soi Dieu pour tous ou le  » je m’en foutisme « 

Un terme banal pour une gouvernance loyale. À cela  des expressions de la rue tirées directement de la mauvaise gouvernance du genre : « il n’a que 6 mois pour bouffer« , « c’est sa chance de devenir riche« … Des expressions désastreuses qui ont enfoncé le Tchad dans un gouffre sinistre face aux multiples crises dont la crise  économique du semptembre 2016 qui  encore et que nos vivons en ce moment. Parmi les hautes autorités ou les représentants des grandes institutions, la plus grande partie  n’a aucune intention de diriger lesdites institutions ou une direction administrative POUR LE PAYS . Sauf quelques oiseaux rares qui, à force de rendre service au pays, se retrouvent limoger après quelques mois de services bien ficelés pour le pays. La majorité  sont ceux qui exercent leurs fonctions POUR LEURS COMPTES BANCAIRES. Le Tchad souffre énormément jusqu’à ses entrailles, par ses propres fils aux intentions apatrides qui gangrènent tout une République. La répugnante gouvernance par les  » je m’en foutistes  » n’ont jamais fait des actes ou des actions pour l’amour de la nation. le constat est amer et restera encore amer avec des apatrides qui ne pense qu’au paradis fiscaux.Tais-toi, on s’enrichit .

          6.Administration traditionnelle ou classique

L’administration traditionnelle ou classique renvoie à  une manière de gouvernance dont les principes et les méthodes se reposent sur les us et les coutumes, la tradition et les cultures ancestrales.
Au Tchad, dans ce beau pays, pour la forme on parle de la République, de l’État de droit , de la nouvelle technologie informatique, de la constitution, des textes sacrés de la République… Mais dans le fond, c’est  le classique qui sapent  nos administrations. Des textes sacrés de la République violés, l’implication coutumière dans l’administration tchadienne, des décisions coutumières des rois classiques…

C’est ce qui a engendré les décrets héritiers, des nominations héritières, des postes héritières…
Dans ce pays le système traditionnel est « gouvernementalisé » . Un député vieillit, mais c’est l’un de ses parents qui le succède; un maire destitué, c’est son proche qui le succède, un ministre laisse sa place c’est son proche qui le succède… La lignée ancestrale suit encore son encore cours dans l’administration tchadienne, peu importe la compétence et le professionnalisme au profit de la nation.
Des successions stratégiquement mise en place pour bloquer toute issue aux autres . Ce phénomène absurde dans nos gouvernance est lié directement au népotisme qui laisse le pays dans le joug de la mauvaise gouvernance. Autrement , dans le gouvernement tchadien, la lignée ancestrale tient encore son cours .
Les chefs de cantons sont décrétés et se multiplient de jour en jour, mon inquiétude est que bientôt même les chefs des villages le serons peut-être. N’espérons pas , mais tout est possible dans ce qu’on appelle diviser pour mieux régner.
Mais malheureusement, les conséquences sont désastreuses que promotrices : l’unité nationale sera en péril.

7. L’intimidation et le droit de l’homme bafoué.

Un terme qui résume tout une gouvernance d’un pays. Dans ce pays , toute personne qui parle de la mauvaise gouvernance , de la gestion scabreuses du finance publique et du droit de l’homme aura automatiquement les agents de la ANS ( Agence Nationale de Sécurité ) à ses trousses.
Le droit de l’homme est quasiment bafoué dans ce pays. Car, des répressions, des arrestations et des intimidation des journalistes, des activistes, des défenseurs des droits de l’homme, de la société civiles et des chefs des partis politiques sont devenues des monnaie courantes. Disparitions forcées et détentions arbitraire, recours excessifs à la force, les droits à la liberté d’expression et de réunion  bafoués sont ressortis dans le rapport d’Amnesty International .
Le Tchad est un pays démocratique sur papier, mais dans le fond la démocratie dans ce pays est en congée ou peut-être qu’elle est incarcérée. C’est pourquoi le Tchad se trouve 13e dans le monde parmi les 20 pays où il ne fait pas bon de vivre.

8. Détournement du denier publique

Les véritable ennemis de la nation sont les  » voleurs de la République  » ,  » les mangeurs de l’argent du pays ».
Le détournement du dénier public est la branche principale de la mauvaise gouvernance. La crise economique que traverse le pays actuellement est due à une grande partie , sinon intégralement aux détournements des fonds publics. Le Tchad est le seul , sinon l’unique pays où l’enrichissement illicite a fait des  prédateurs du denier public extrêmement riches et qui vivent dans le luxe total et les pauvres croupissent sous une misère incommensurable. Malgré un tel désastre dans la caisse publique, l’État tchadien est resté sourd-muet . Aucun de ces voleurs de la république n’a été jugé et condamné. Le pire dans cette crime économique, ceux qui ont détourné hier , reviennent comme un héros en occupant un grand poste de responsabilité au su et au vu de cette justice tâché des cacas économiques et de l’incompétence juridique. Aucune juridiction d’un pays s’enjaillera de voir passer un tel crime économique. Le 10 mars 2017 , determiné a finir avec les voleurs de la République ,le président tchadien Idriss Deby Itno, a fait une sortie médiatique lors de la journée du prière nationale pour la paix et la cohabitation pacifique  en martelant contre les contre les prédateurs de la République « Tous les prédateurs de la République doivent comprendre que leurs actes ne resteront pas impunis. Chacun doit apprendre à vivre avec son salaire».
Il a également lancé un missile qui fait tremblé « les mangeurs de l’argent du pays » comme disent les hommes de la rue. En martelant que «L’enrichissement illicite est visible à N’Djamena et à l’extérieur comme l’attestent les villas qui poussent».  Il ajoute que «Chacun doit justifier ses biens. La loi sera appliquée dans toute sa vigueur».
Une telle détermination du Président Deby finira par traduire illico les prédateurs de la République à la justice ? Wait and see.

9. Une justice épousée par l’impunité

La justice tchadienne est atteinte par une épidémie endémique appelée : impunité. Elle est comme un marché d’où les procès sont les produits vendus aux plus offrants. Lorsque dans un État, la justice est bazardée, la mauvaise gouvernance a atteint son paroxysme.
L’impunité est le maître mot des vais coupables en libertés , à l’instar des prédateurs de la République. Leurs actes sont restés impunis, mais c’est le pauvre citoyens qui payent le prix du pot cassé en leur imposant des mesures sordides appelée les 16 mesures.
La mauvaise gouvernance dans ce pays a dépassé ses limites, jusqu’à ce que  les policiers qui tirent à balle réelle , les fonctionnaires aux faux  diplômes, les prédateurs de la république, les violeurs des textes sacrés de la République, les violeurs des filles, les coupables des meurtres de Ngueli,  de Miandoum au sud du pays, … Sont tous restés encore impunis. Si la loi ne s’applique pas à tous, à quoi vaut la justice au Tchad ? C’est presque la similitude de la vie dans la jungle d’où seul les pauvres payent et les riches profitent .

10. l’incohérence dans la transparence des finances publiques

Chaque années, le budget faramineux annuel du pays est en crescendo.
Fors malheureusement, chaque ministère ferme les yeux sur la transparence de la gestion financière. Les rapports justificatif camouflés ou peut-être inexistants et une insuffisance totale des suivis évaluations financières sont les indicateurs clés du chaos financier.
C’est ce qui fait malheureusement que le détournement du dénier public devient de plus en plus un moyen sécurisant pour les prédateurs afin de bomber leurs comptes bancaires à l’étranger.
Les budgets de l’État et sa gestion financière sont les racines stabilisatrices d’un pays. Le contraire sera une crise économique , c’est ce que vit le Tchad présentement.

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